Hamster Zébré

[Curieuse Expérience] Vie Pro : Le Saut de la Foi

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Ma vie Professionnelle – Le Saut de la Foi !


L’année dernier à peu près à la même époque, tu as pu lire sur ce blog un article dans lequel je disais avoir trouvé ma place.

C’était vrai.

Sauf que la vie évolue, change et se transforme sans arrêt, et que ce qui convient parfaitement à un moment donné ne va plus le lendemain.

Je ne supporte pas l’immobilité donc c’était inévitable : il a fallu que je quitte cet emploi duquel j’avais fait le tour, pour ne pas m’épuiser à tourner en rond.

Face à cette situation, j’avais deux possibilités :

– trouver un autre emploi ailleurs dans des conditions similaires

– ou arrêter de tergiverser et me lancer, une fois pour toutes.

J’ai choisi la seconde option.

 

Il est manifeste que je ne suis pas adaptée à un emploi traditionnel.

Cette dernière année, pendant laquelle tu n’as pas pu suivre mes pérégrinations parce que j’étais trop épuisée pour faire autre chose que dormir pendant mes moments de repos, m’a confirmée que je suis tout à fait capable d’être pâtissière, mais pas une ouvrière en pâtisserie traditionnelle. Par ailleurs, que ça ne m’intéresse pas, même si c’était parfait pour apprendre.

Mon propre parcours ainsi que celui de mon chéri, tout aussi Zèbré que moi, nous ont confirmé qu’un travail « comme tout le monde », c’est à dire un CDI en l’occurrence au SMIC, ce n’est pas pour nous. Personnellement, je finis TOUJOURS par m’ennuyer. Ce n’est de la faute de personne. Ce n’est pas parce que je ne sais pas me contenter de ce que j’ai, ce n’est pas non plus parce que « c’est de la faute de l’entreprise ». Non. C’est juste ma nature. J’ai besoin d’évolution permanente, d’apprentissage, et en plus, j’ai besoin de pouvoir respecter mon rythmes et mes différentes sources d’intérêt.

Va trouver un boulot qui réunit tout ça.

Et là, interviennent les grandes interrogations de mon entourage, que ça ne rassure évidement pas. Autour de la sécurité financière. Évidement, je comprends leur inquiétudes, et je dois avouer que moi-même je suis extrêmement challengée par ce que ça implique d’incertitudes.

Je viens de recevoir mon solde de tout compte, ce qui signifie qu’à partir de maintenant, je n’ai plus de revenu fixe. J’ai pris la décision consciente de démissionner, ce qui fait que je ne suis plus éligible aux revenus du chômage. J’ai monté une auto entreprise qui devient ma source de revenus principale, donc quand bien même j’aurais eu droit aux ARE, ç’aurait été drastiquement sabré par cet état de fait. Il faut que je fasse mes démarches, car j’aurai sans doute droit au RSA. Mais pas de suite.

Je ne reçois donc plus aucune aide de l’état, ni de salaire fixe.

Oui, je me confronte DE PLEIN FOUET à la peur de manquer.

Et oui, même si je suis dans une démarche de développement personnel et que j’ai déjà beaucoup travaillé sur la notion d’abondance… CA ME FAIT FLIPPER A MORT 😀

MAIS !

Pour la première fois de ma vie, ce n’est pas une grille arbitraire ou tout simplement un regard extérieur qui évalue la valeur de mon temps. La valeur de mon temps, c’est à dire la valeur de ma vie, CQFD.

Pour la première fois de ma vie, ce n’est même plus mon temps qui est évalué, mais ce que j’apporte au monde. La valeur que j’apporte au monde.

Et pour la première fois de ma vie, je ne peux pas me cacher derrière mon emploi « chronophage et énergivore » (ou l’un, ou l’autre) pour procrastiner. Je suis obligée de prioriser sur ce qui me fait vibrer. Et d’accepter que l’on puisse me donner de l’argent pour faire ça. Oui, très cher lecteur. Me donner de l’argent pour vivre heureuse ! N’est-ce pas un peu fou ? Accepter le droit de vivre de ce qui me rend heureuse ?

Mais après tout, pourquoi le travail devrait-il être une torture sous prétexte que c’est l’origine étymologique du mot ?

Personnellement, le livre d’Arno Stern sur le fait qu’il n’est jamais allé à l’école m’a poussé à réfléchir sur le système. Je suis allée à l’école, pour ma part, sans vraiment de résultat fameux. Mais il est temps que je me déscolarise. Que je me « détravaillise ». Quitte à prendre un chemin de traverse, autant le prendre franco.

Alors pour autant, je ne suis pas inconsciente.

Je n’ai pas l’intention de mettre tous mes œufs dans le même panier (déjà parce que c’est impossible pour moi, je reste un zèbre), et surtout, je n’ai pas envie de finir comme malheureusement beaucoup d’artistes, dégoutés par leur propre art parce que contraints de produire pour manger. 

Ma stratégie, parce qu’il en faut une, est différente.

Des CDD, pour mettre un peu de beurre dans les épinards de temps en temps, et un équilibre entre les activités rémunérées passionnantes / créatives (pas nécessairement de la création artistique d’ailleurs) et un concept un peu plus stratégique (mais néanmoins cohérent avec mon éthique) dont je ne parlerai pas de suite.

Mais il est manifeste que si je dois me mettre des filets de sécurité, il ne faut pas non plus que la corde soit trop serrée, ou trop courte. Il ne faut pas non plus que la sécurité m’ôte la combativité. Sinon, c’est un coup à rater le saut qui demande le plus de mou. Le plus de liberté.

Alors tant pis, je saute. Il sera toujours temps de trouver un CDI au SMIC si ça foire.

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Auteur : Camille Serres

Célébrante, consultante, animatrice, j'encourage chacun à exprimer son originalité parce que je suis convaincue que c'est le meilleur moyen d'aller vers un monde plus heureux pour tous !

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