Hamster Zébré


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[Drôle de réflexion] Se vêtir, se costumer

Se Vêtir, se Costumer…

C’était Halloween il y a peu, et il a fallu se déguiser… ca m’a plongé dans un abime de réflexion…

J’entretiens avec la question vestimentaire une relation paradoxale entre désintérêt total et découragement depuis bien vingt ans maintenant.

J’aime être confortablement installée dans mes vêtements et j’ai du coup carrément tendance à privilégier le pratique au détriment de l’élégant. Ca va pas mal en lien avec le fait que je suis une kinesthésique/auditive bien plus qu’une visuelle. Les vêtements doivent me tenir chaud, et me ressembler. Pour le reste, il y a Euro-card mastercard.

Le fait est que par là dessus, je déteste faire les magasins. Les vêtements que j’y trouve sont de mauvaise qualité, je les trouve moches, et ils sont cher (ou alors, c’est vraiment du chiffon) bref, parfait !

Pourtant, j’aime me plaire. J’aime quand le vêtement que je porte correspond à l’état d’esprit du moment. J’aime être jolie dans de beaux habits. Et je me désespère de ne pas trouver « mon style », un truc qui soit un peu constant, stable, qui m’évite de m’arracher les cheveux devant mon armoire le matin (remarque, mon boulot de pâtissière règle le problème : le bleu de travail, et hop, en avant pour une nouvelle journée de folie ! Mais c’était une façon de parler 😉 ).

Un truc qui soit à la fois élégant, féminin, confortable, qui me ressemble… bref, le style parfait !

Et bien ça fait dix ans que ca tourne, mais j’ai enfin compris un truc : je ne trouverai pas.

Je ne trouverai jamais UN style qui englobe tous les impératifs de mes aspirations vestimentaires.

Pour moi, quand le vêtement n’est pas un pyjama confortable pour la maison (ou le jean quand il s’agit de sortir acheter son pain), c’est un costume. Un costume qui a une fonction constante : me tenir chaud et répondre à mes critères de pudeur. Et un costume qui a une fonction variable selon le rôle que je dois endosser. Mon costume de pâtissière doit être pratique, résistant, hygiénique et sécurisant. Mon costume d’Halloween doit être raccord avec la thématique. Mon costume de danseuse… et bien ma foi, ça dépend sur quoi et comment je danse ! Je dois avoir la liberté des mouvements, dans tous les cas.

Costume de pâtissière

Costume de pâtissière

Bref, tu as compris, j’ai de nombreuses activités, de nombreuses casquettes, de nombreuses identités (Superman fait pâle figure, vraiment) et donc, je me dois d’avoir de nombreux costumes. Lire la suite

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[Drôle de Réflexion] Partager, échanger, aimer

Partager, Échanger, Aimer

Je suis une femme qui partage. Avec mes milliers de blogs, sites et caractères tapés, ça ne t’étonne pas.

Je me suis demandé pourquoi c’était si important pour moi, le partage. Pourquoi ça me fait vibrer au plus profond de mon âme. Et qu’est-ce que ça signifie, quand je partage…

Donner et recevoir

Partager, ça ne se conçoit pas dans un seul sens. En tous cas, pas dans mon référentiel. Je donne, je reçois. Si je donne, tu reçois. Si tu donnes, je reçois. Et je ne reçois jamais autant que quand je donne, et inversement. Tel est le partage. Un flux constant entre deux points, qui se nourrit soi-même. Il y a quelque chose du mouvement perpétuel, dans le partage, d’infini. J’aime baigner dans un tel flux.

Tisser des liens uniques

Quand je partage avec quelqu’un des expériences particulières je tisse un lien avec cette personne, un lien unique. Je peux m’investir plus ou moins dans le tissage de ce lien, selon comment passe le courant. Mais chaque lien est unique, car ce que je partage avec chaque être humain dans son individualité est unique. C’est le partage, qui permet le tissage du lien.

Je ne connais pas le photographe... si vous avez l'info, je suis preneuse !

Je ne connais pas le photographe… si vous avez l’info, je suis preneuse !

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[Drôle de Réflexion] Après Charlie Hebdo, comment je me sens…

Face à l’attentat perpétré contre les dessinateurs de Charlie Hebdo et aux événements qui ont suivi, je me sens…

Horrifiée. Je m’imagine, toute guillerette, retrouver ma bande de potes pour une nouvelle semaine de travail, dans un emploi qui a du sens pour moi. Je m’imagine dans une salle de réunion, à boire un thé ou un café et à discuter de mes nouvelles blagues. Et puis je m’imagine aculée à mon siège, deux types cagoulés et armés me tenant en joue, sans aucun espoir de fuite. Faisant feu.

Meurtrie. Comment, en tant qu’être humain, peut-on faire une telle chose ? Comment peut-on abattre sans sommation des gens désarmés et coincés comme des rats dans une pièce close ? Comment peut-on, préalablement, tuer de sang froid le pauvre mec qui était juste là pour passer la serpillère ? Ca me blesse dans ma chair, dans mon âme (au sens philosophique du mot). Dans mon état d’être humain.

Triste. Pour les familles, pour les proches. Tout ça quoi.

Révoltée. Ce sont des artistes, intellectuels, satiristes et journalistes qui ont été visés. Porter atteinte au patrimoine culturel et intellectuel d’une civilisation, ça me met dans une colère folle. Je me rappelle le bombardement des bouddhas géants en Afghanistan. L’objectif n’est pas de faire valoir une opinion politique (et ce serait déjà terrible), mais bien de porter atteinte à l’intégrité culturelle d’une civilisation. Pour l’anihiler. J’ai les boules, Roger !

Atterrée. Par la récupération nauséabonde qui fait suite. Par les propositions libeticides qui fleurissent et qui j’espère ne seront jamais mises à exécution. Par les réactions merdiques de trolls professionnels ou amateurs qui considèrent que « c’est bien fait pour leur gueule, à ces c*** de dessinateurs ». Sans déconner les gars… REALLY ?

Détachée. Charlie Hebdo, je ne l’achète pas. Ça me paraît parfois « un peu trop ». Je ne suis pas attachée émotionnellement à ce canard, ni ne peux prétendre partager ses points de vue que je connais mal et n’ai pas analysés. Pourtant, je me sens touchée au plus profond. Détachée aussi parce que saturée d’émotions variées non liées à la cible, mais à l’événement lui-même. Peu importe ce que je pense de Charlie Hebdo. Peu importe que « je sois Charlie ou pas ». Ça reste profondément grave et bouleversant.

Abattue. Par les événements qui ont suivi. Qui ne sont pas plus dignes que l’attentat qui a eu lieu. Par les amalgames que j’entends proférer. « Obscurantisme », « intégrisme », « terrorisme » ne sont pas des synonymes de « spiritualité », « origine ethnique » ou « religion ».

Pleine d’espoir. Utopiste que je suis, j’espère encore que cet événement favorisera l’union derrière les valeurs de la démocratie et de la vraie laïcité. J’espère que ça permettra une véritable réflexion sur l’intégration des cultes religieux de tous bords dans une république laïque, respectueuse de la liberté individuelle et attachée au développement d’un « bien vivre ensemble ».

Déterminée. A poursuivre sur mon propre chemin. A porter mes valeurs, celles en quoi je crois, et qui sont celles de la liberté et du respect. Par ce blog et par mes autres participations culturelles à la sphère Internet. Mes armes seront non pas le dessin, mais les mots. Je continuerai de transmettre mes expériences et réflexions et à encourager les débats constructifs pour promouvoir la richeses de la différence, et la conscience profonde de notre unité profonde en tant qu’êtres humains.

Image trouvée sur le site du Monde

Image trouvée sur le site du Monde

***

Je ne sais pas comment mieux tourner cet article. Sa seule vocation est de me permettre de m’exprimer sur cet événement qui m’a ébranlée très profondément, non pas à cause de valeurs politiques, mais de valeurs humaines.

Je me tape pas mal de savoir les raisons véritables de cet attentat, et qui se cache derrière (KEWA??? MAIS COMMENT QU’ELLE OSE ?!!!). Nous n’avons pas fini de voir fleurir toutes sortes de théories, fumeuses ou pas, argumentées ou non, mais je m’en cogne. De toute manière, il ne faut pas se leurrer, nous ne serons jamais mis au courant des tenants et aboutissants véritables. C’est en tant qu’être humain, attachée à des valeurs fortes que je me sens heurtée de plein fouet.

Il n’y a aucune raison valable d’assassiner d’autres êtres humains.

Ni de détruire le patrimoine culturel d’une civilisation.

Jamais.

C’est pour toutes ces raisons, que cet événement me bouleverse. Pas parce que c’était Charlie Hebdo. Mais il se trouve que c’était Charlie Hebdo. Alors je ne suis pas Charlie, mais je le soutien. Et j’émets le souhait que le journal se relève et poursuive son propre chemin.

NB : Tout commentaire d’incitation à la haine et assimilé sera supprimé du fil de cet article. Censure ? Non. Respect de la loi : l’incitation à la haine et à la violence est illicite. Je n’hésiterai pas non plus à dénoncer ouvertement et sans pitié tout acte trollesque et de mauvaise foi 😀 t’es prévenu !

Quelques autres participations, réactions et réflexions sur le sujet, pour varier les points de vue :

Je ne suis pas Charlie – Un blog de sel

Je ne suis pas Charlie, et croyez moi, je suis aussi triste que vous – Arrêt sur image

Je suis Charlie – JB Bullet

La réaction de l’Imam de Drancy

La réaction de Arnold Schwarzenegger


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[Drôle de Réflexion] Choisir de Vivre

Choisir de vivre

Il parait que les zèbres ont tendance plus que les autres à avoir besoin que les choses, que la vie, soit pleine de sens. Que la confrontation à l’absurdité de l’existence les rend plus que d’autres encore très dubitatifs. Selon les spécimens, les réactions face à ce constat seront différentes. Becket en a fait sa marque de fabrique dramaturgique. Personnellement, ça dépend de mon état. En pleine forme, je transforme le questionnement en énergie de vie. Je me démerde pour donner du sens. Et puis il y a des soirs comme ce soir. Je suis un peu malade et franchement crevée : la force qui m’est nécessaire pour transmuter l’absurdité me manque, alors je broie un peu du noir. C’est dans ces moments là que je me rends compte à quel point vivre est une lutte au quotidien. A quel point ca demande de la volonté.

Du coup, comme je n’ai pas assez d’énergie pour transformer mais que j’en ai assez pour écrire, je biaise et je partage mes conclusions.

Vivre est un choix. Et quand je parle de vivre, je ne parle pas de traverser l’existence comme un fantome, mais de se laisser pleinement investir par elle. C’est une décision propre à chacun qui demande du courage, de la persévérance et de la détermination.

Il y a deux écueils, selon moi, à surmonter (tu remarques que je dis « surmonter », et non pas « éviter »… autant te faire à l’idée, tu te les prendras dans le nez toi aussi !) :

La tentation de la fuite :

Je suis souvent confrontée à la fatigue émotionnelle. Aux échecs de communication, à la déprime face à l’état alarmant du monde et aux aberrations commises par l’humanité, aux émotions brûlantes qui m’envahissent façon tsunami. Aux vagues…

La Grande Vague, Hokusai

La Grande Vague, Hokusai

 

Ça m’arrive assez souvent d’en avoir juste marre. Marre de me battre contre des moulins, de me prendre tous ces stimuli physiques et émotionnels en pleine face qui me bouleversent et me ballottent dans tous les sens. Mon embarcation cérébrale devient une coquille de noix sur une mer déchaînée. Ce n’est pas tous les jours que j’arrive à la surfer, cette vague. Pas tous les jours que je m’amuse dans mon Grand Huit perso. Et assez fréquent que je dise à mon Ours « j’en ai marre, je veux juste aller vivre dans une cabane au fond des bois et qu’on me foute la paix une bonne fois pour toutes ». J’ai un peu l’impression d’être une convalescente de l’émotion. Que j’aurais besoin, plus souvent qu’à mon tour, d’une petite cure d’air frais de la montagne, de livres, de petits chats mignons et d’une copine qui s’appellerait Heidi. Lire la suite


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[Drôle de réflexion] Consommatrice zébrée

Consommatrice zébrée

Il y a deux semaines, notre téléviseur nous a lâchement abandonné. Une bête histoire d’obsolescence programmée. Si nous avions les compétences en électronique nécessaires, nous pourrions la réparer pour 20 euros, mais bien sûr nous ne les avons pas, et le prix de la réparation chez un professionnel équivaut à l’achat d’un nouveau téléviseur. L’Ours a choisi la seconde possibilité (avec option « on va bien trouver à la refiler à quelqu’un qui s’y connait ! » et en effet, il a trouvé). Et moi, je me suis dit « p*** 300 euros qui partent en fumée pour un truc sur lequel on ne regarde, pour faire simple, que des DVD ».

Pour compléter cette expérience, mon copain Jon a partagé un article sur la diminution des déchets.

  Çaa relancé mes hamsters sur le sujet de la consommation. Ça fait plusieurs années que cette thématique m’interpelle. Que j’ai un peu de mal, il faut l’avouer, à faire le tri dans les informations et autres intoxications et à trouver ma place dans la sphère consumériste. A trouver un juste équilibre entre tous les enjeux qui s’activent au moindre achat d’une botte de poireaux. A tous les enjeux que je perçois et dans lesquels j’ai un peu tendance à me noyer. Laisse moi te faire un dessin…

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Et encore, j’ai simplifié. Le principe de la Mind Map est là, ça t’oblige à synthétiser… j’ai eu un peu de mal je t’avoue ! Mais voilà les trois grands enjeux qui sont ressortis pour moi.

Enjeux économiques : Lire la suite


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[Drôle de réflexion] Spiritualité ? Pourquoi ?

La Spiritualité, POURQUOI ???

« Je ne comprends pas qu’une fille intelligente et sensée comme Camille puisse  partir vers ce genre de trucs… »

Alors non, celle-ci, je ne l’ai pas entendue pour de vrai. C’est la reconstitution de bouts de phrases entendues de droite et de gauche.

Et non, il ne s’agit pas de stigmatiser les personnes qui sont derrière cette interrogation. En fait, je me vexe assez difficilement (ça m’arrive kameme, mais pas là). En revanche, je vois bien que ça vous turlupine tous, toi qui me lis peut-être, et tous ceux qui n’ont pas encore capté que je tiens un blog philosophico-expérimental. Ou peut-être pas, qui sait…

Ma mère, elle, me demande « pourquoi [je] crois en un truc qui est faux », pour mettre carrément les pieds dans le plat.

Mais je crois qu’il y a quelques présuposés à tuer pour bien comprendre le phénomène. ‘Fin bon voilà comment ça se présente pour moi :

Je n’irai pas jusqu’à dire que je vois le monde en noir et blanc, mais le fait est que tous les trucs nuls qui s’y passent ça me fait vraiment mal à l’intérieur dedans moi-même. C’est le problème de la propension à la lucidité. Le point positif, c’est que tu vois aussi la magie à l’œuvre et que tu te rends compte à quel point il y en a beaucoup.

Ca par exemple, c’est de la magie à l’œuvre.

La Franqui, France (photo de moua)

La Franqui, France (photo de moua)

 

La nature Lire la suite


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[Drôle de réflexion] Devenir femme… devenir Mère ?

Devenir Femme, devenir Mère

« Quoi ? T’as 29 ans et t’as pas d’enfant ? T’as un copain au moins ? »

Je suis stagiaire dans un salon de thé. Léa, 14 ans, y fait son stage en entreprise de 4e. Elle roule des petits chocolats dans des papiers, et je suis au service. Entre deux client, elle apprend que j’ai 29 ans. Et que je n’ai pas encore d’enfant…

Je me prend en pleine face mon âge associé à un jugement de valeur spontané et violent, on peut le dire, de mon statut familial. A 29 ans, il faut être mariée et avoir des enfants. Au moins un quoi ! Parce qu’évidement, c’est la réalisation ultime de toutes les femmes, la maternité.

J’ai répondu « comme quoi, ce n’est pas une finalité dans la vie ». Je n’avais pas le temps d’argumenter plus avant. Mais tandis que je bosse et que donc je ne peux pas lui faire ravaler sa langue, à cette gamine malpolie, je pense à mon amie qui a eu du mal à concevoir avec son compagnon. A celle qui a eu des complications à la grossesse, qui a manqué d’y passer. A celle qui a une endométriose, et qui n’en aura probablement jamais. J’ai pensé à cette fille, connue il y a plus de 10 ans, qui est née sans utérus et sans vagin. A l’homosexuelle qui pourrait, dans certaines conditions, mais bon… à celle qui tout simplement, n’en désire pas.

J’ai élargi mon spectre à toutes celles qui le sont devenues par accident, ou même à celles qui ont fait le choix de devenir mère et qui potentiellement, dans le secret de leur coeur, le regrettent.

Ont-elles raté leur vie ?

Sont-elles moins des Femmes ?

L’Archétype de la Mère est-il réservé à celles qui ont accouché d’un enfant de chair ? Toutes celles qui ont accouché d’un enfant de chair sont-elles Mères ? Lire la suite